Associé à 4 autres plantes, le colza bio de Mickaël Renoult, à Saulnières, tire son épingle du jeu. Fin juin, la culture sera fauchée, séchée sur place, avant d’être récoltée. Le trèfle d’Alexandrie, le blé noir et le Niger, semés respectivement à 8, 5 et 2 kg/ha, ont disparu en cours d’hiver. Le trèfle blanc, semé à 5 kg/ha est tapi dans l’ombre du colza (3 kg/ha), à la mi-avril, date de la journée technique organisée par Agrobio 35. « Le mélange a plusieurs intérêts. Le trèfle d’Alexandrie couvre le sol, le niger attire les limaces et en cas d’attaque d’altises, le colza ne sert pas de plat unique », justifie Mickaël Renoult, qui travaille 75 hectares en grandes cultures bio, avec un associé. Fauche et séchage avant battage Le semis a été effectué le 21 août dernier. Les précédents culturaux du colza associé étaient les suivants : prairie, maïs, blé et enfin avoine. Un labour et un épandage de 20 tonnes de fumier par hectare ont été réalisés avant le semis au combiné (échanges paille-fumier de bovin, avec un voisin). Quelques repousses d’avoine sont présentes dans le mélange. Après la mi-juin, le producteur prévoit de faucher le mélange (faucheuse andaineuse) et de le faire sécher pendant quatre à cinq jours. « Il y a un gain d’une à deux semaines par rapport à une récolte classique et les plantes encore vertes auront séché au moment du battage ». Le producteur escompte un peu plus d’une vingtaine de quintaux à l’hectare. Recherche d’azote Le trèfle blanc repart rapidement à la moindre pluie. « Il sera broyé, avant que la parcelle soit labourée et qu’un triticale soit semé au combiné. C’est un apport d’azote non négligeable pour la culture suivante (20 – 30 UN). Je pourrais également le laisser tout l’hiver avant de semer un maïs……
Le colza sort de la mêlée