Sur l’exploitation de Jean-Jacques Grolleau, de l’EARL La Naye à Coron (49), les vaches laitières sont exposées toute l’année à 16 h de jour. L’hiver, les lampes adaptent leur intensité en fonction de la lumière naturelle entrant dans le bâtiment.
« Ces lampes apportent une grande clarté malgré la hauteur du bâtiment. La lumière est diffuse », apprécie Jean-Jacques Grolleau qui gère un troupeau d’une cinquantaine de vaches laitières à Coron (49).
Huit lampes à leds
[caption id= »attachment_40976″ align= »alignright » width= »306″] « Les lampes sont situées en hauteur sous chaque pan de toiture », explique Jean-Jacques Grolleau.[/caption]
Dans sa stabulation neuve mise en service en juillet 2017, il a fait le choix d’installer huit luminaires CL 6000 – commercialisés par DeLaval – dans le but de maintenir une luminosité constante sur l’année pour ses vaches. « C’est un facteur de bonne santé, de bien-être et de productivité. Depuis que j’ai ce bâtiment, je repère plus facilement les chaleurs. L’apport de lumière joue sans doute… Quand j’amène les génisses dans ce bâtiment, je repère mieux leurs premières chaleurs ».
Les huit lampes assurent la luminosité de l’ensemble du bâtiment. Des néons ont juste été ajoutés au-dessus du box de vêlage et dans la zone de traite. Les luminaires DeLaval contiennent 4 rangées de leds (3 en lumière blanche et 1 en lumière bleue) qui diffusent une intensité lumineuse constante, de 6 h le matin jusqu’à 22 h. Un capteur situé dans le bâtiment mesure la luminosité. Il est relié au boîtier de contrôle qui fait varier l’intensité automatiquement (la prise de commande en manuel est aussi possible).
« S’il fait beau, les lampes s’éteignent automatiquement. Si l’intensité n’est pas atteinte, elles s’allument pour compléter la perte de luminosité », explique le producteur. De 22 h à 6 h, les lampes passent en mode « nuit » avec une seule rangée de leds allumée à faible intensité (15 lux). Cette faible lumière permet de surveiller et intervenir sans impacter le rythme biologique ni le repos des vaches. Le coût des luminaires a été de 6 500 € environ. La durée de vie estimée des leds est de 50 000 h allumées.
Long-pan ouvert et tôle perforée
Des cycles plus réguliers et plus stables
« Des études sur le management de la photopériode ont déterminé qu’avec 16 heures de luminosité par jour (minimum de 150 – 180 lux) et 8 h d’obscurité, les vaches sont plus actives et plus efficaces en production laitière. L’intérêt de ces lampes est d’avoir une durée du jour constante sur l’année. Les vaches affichent des cycles plus réguliers et plus stables. Elles retournent en ovulation plus rapidement après vêlage même en hiver. Les chaleurs sont plus faciles à repérer », souligne Clémence Dudouit de chez DeLaval.
« Il a également été prouvé que les vaches sont plus sensibles à la lumière bleue qui a un effet sur leur cycle de sommeil en inhibant la mélatonine. En supprimant certaines longueurs d’onde auxquelles les vaches sont moins sensibles, la production de lait est favorisée, tout en utilisant moins d’énergie. Nous préconisons 120 lux en journée avec ces lampes », indique Clémence Dudouit. « Trois fonctionnements sont possibles. En mode “éleveur”, le confort de travail est privilégié grâce à une forte intensité lumineuse, à spectre complet qui permet la sécurité des interventions. En mode “animal”, l’éclairage se module pour avoir un flux lumineux constant. En mode “nocturne”, seules certaines led fonctionnent en intensité faible. »