« Sur poireaux, l’utilisation de plantes-banques a provoqué des résultats catastrophiques », explique Sébastien Picault, ingénieur au CTIFL. « Le nombre de thrips sur les plants a été multiplié par 5 ». Pour contrer la prolifération de ces ravageurs, le CTIFL exploite la piste des plantes répulsives. Afin de sélectionner les plus efficaces, des tests d’olfactométrie sont réalisés en laboratoire. Pour l’instant, le thym, la coriandre et la sarriette ont montré de bons résultats.
Des essais prometteurs
La disposition des plantes répulsives dans les planches a un impact sur l’efficacité de la méthode. « Nous avons de bons résultats quand nous semons de la coriandre et du poireau sur la même bande mais la compétition entre les deux plantes est alors trop importante », annone Sébastien Picault. « Un semis sur planches alternées annule cette compétition mais l’effet sur les thrips est moindre. En bref, le système ne fonctionne pas encore mais nous allons poursuivre nos études ». Depuis 2023, le CTIFL expérimente en parallèle l’effet des huiles essentielles sur les insectes ravageurs. Dans les faits, des cubes gélatineux sont disposés tous les mètres en quinconce sur les planches de poireaux. « Nous n’avons pas encore de statistiques mais nous avons observé une limitation des vols de thrips », conclut l’ingénieur.
Alexis Jamet