« Quand on se lance dans la plantation d’un verger, il faut attendre 5 ans avant que les pommiers ne soient productifs », explique Amandine Debar, responsable du développement des parcs au sol chez Émeraude Énergie, filiale d’Émeraude Solaire.
Complément de revenu
« L’installation d’une centrale photovoltaïque dans la parcelle permet d’apporter un complément de revenu dès la première année grâce au loyer. L’agriculteur concerné souhaite aussi transmettre l’exploitation à son fils, et ce genre d’infrastructures peut constituer une vraie plus-value. »
Placés au-dessus des rangs de pommiers, à environ 5 m de haut, les panneaux apporteront également une protection contre la grêle, le gel, la chaleur et les fortes pluies. « Cela permettra de limiter les variations de rendements et de sécuriser la production sur le long terme », précise Amandine Debar. « De plus, la conception des structures a été réfléchie pour apporter une protection contre les aléas climatiques tout en limitant l’ombrage sur les arbres. »
Dans le cas de ce projet, l’électricité produite sera intégralement injectée dans le réseau et le produit de cette vente sera en partie perçue par l’agriculteur via le loyer.
« La production agricole reste cependant le pilier de ces projets. La production d’énergie ne peut se faire que si l’activité agricole perdure. » En cas d’interruption pendant plus de dix-huit mois, la centrale devra être démantelée, d’après la loi Aper et ses décrets d’application. « Nous invitons systématiquement les agriculteurs à entrer au capital de la société de projet », ajoute Amandine Debar. « Cela leur permet de bénéficier de la rentabilité du projet sur le long terme et de sécuriser le projet global. »
Alexis Jamet