Dossier technique

Des vergers à double production

En Ille-et-Vilaine, Émeraude Énergie a initié en 2024 un projet agrivoltaïque d’une puissance de 15 MWc dans un verger de 20 ha. Les intérêts visés sont multiples : protection des arbres, facilitation de transmission et complément de revenu.

image générée par IA de panneaux solaires dans un verger - Illustration Des vergers à double production
Les centrales sont dimensionnées en fonction de la structure du sol, de la prise au vent de la parcelle, et du matériel et des pratiques de l’agriculteur. | © DALL·E

« Quand on se lance dans la plantation d’un verger, il faut attendre 5 ans avant que les pommiers ne soient productifs », explique Amandine Debar, responsable du développement des parcs au sol chez Émeraude Énergie, filiale d’Émeraude Solaire.

Complément de revenu

« L’installation d’une centrale photovoltaïque dans la parcelle permet d’apporter un complément de revenu dès la première année grâce au loyer. L’agriculteur concerné souhaite aussi transmettre l’exploitation à son fils, et ce genre d’infrastructures peut constituer une vraie plus-value. »

Placés au-dessus des rangs de pommiers, à environ 5 m de haut, les panneaux apporteront également une protection contre la grêle, le gel, la chaleur et les fortes pluies. « Cela permettra de limiter les variations de rendements et de sécuriser la production sur le long terme », précise Amandine Debar. « De plus, la conception des structures a été réfléchie pour apporter une protection contre les aléas climatiques tout en limitant l’ombrage sur les arbres. »

Dans le cas de ce projet, l’électricité produite sera intégralement injectée dans le réseau et le produit de cette vente sera en partie perçue par l’agriculteur via le loyer.

« La production agricole reste cependant le pilier de ces projets. La production d’énergie ne peut se faire que si l’activité agricole perdure. » En cas d’interruption pendant plus de dix-huit mois, la centrale devra être démantelée, d’après la loi Aper et ses décrets d’application. « Nous invitons systématiquement les agriculteurs à entrer au capital de la société de projet », ajoute Amandine Debar. « Cela leur permet de bénéficier de la rentabilité du projet sur le long terme et de sécuriser le projet global. »

Alexis Jamet


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