La consommation de viande de porc progresse

L’interprofession des professionnels de la filière porcine se réjouit de l’augmentation de 1,4 % de la consommation de porc mais sonne l’alerte sur le recul du taux d’autosuffisance et la baisse du nombre d’élevages en France.

Des porcs dans une courette - Illustration La consommation de viande de porc progresse
Le nombre d’élevages de porc est en recul 
de 4,5 % sur 11 mois entre 2024 et 2023.

« Aujourd’hui, nous sommes contents, la consommation de viande de porc se tient plutôt bien en France. Néanmoins, nous sommes en dessous du taux d’autosuffisance et nous avons besoin de structurer, rénover et agrandir nos exploitations pour maintenir la production française. Nous avons aussi besoin d’attirer de jeunes vers la profession pour assurer le renouvellement des générations », lance Philippe Bizien, président d’Inaporc, lors d’une conférence de presse de l’interprofession en amont du Salon de l’agriculture. Le coût de l’aliment reste supérieur à la moyenne de ces 10 dernières années La consommation globale de porc progresse de 1,4 % en 2024 comparé à 2023. Les Français consomment en moyenne 31 kg/habitant/an de viande de porc. « C’est une reprise après un repli de – 3,7 % en 2023 avec le retour de l’offre des volailles après l’influenza aviaire. Cette hausse est portée par la restauration hors domicile et les entreprises alimentaires », précise Thierry Meyer, vice-président d’Inaporc. 21,9 millions de porcs abattus en 2024 Le prix de vente du porc au consommateur est plutôt stable avec + 0,8 % en 2024 par rapport à 2023. Le prix moyen (viande et charcuterie) en magasin est de 12,20 €/kg et de 9,30 €/kg pour la viande de porc. « Pour rappel en 2023 la hausse avait été de 10 % par rapport à 2022 en raison de la reprise des cours du porc qui s’étaient effondrés les années précédentes », indique Thierry Meyer. La production française est stable en 2024 avec 21,9 millions de porcs abattus (+ 0,3 % comparé à 2023) et 2,08 millions de tonnes équivalent carcasse (+ 1,1 %). Le point négatif est la baisse du nombre de truies mises en place de – 3,5 %. Le nombre d’élevages est aussi en recul de 4,5 % sur 11 mois…

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