« Des fourrages pour faire du lait »

Les éleveurs ont été invités par Eureden à échanger autour d’essais variétaux  au Gaec du Meshir à Plougonven (29). Ces rencontres « Du tank au lait » abordent la qualité des fourrages et la rentabilité de l’approche alimentaire « pour un avenir encore plus durable de l’élevage. »  

Quatre hommes devant une parcelle d'herbe - Illustration « Des fourrages pour faire du lait »
Glen Ellouët, Jean-Marc et François Larher et Frédéric Conq sur la plateforme d'essais. | © Paysan Breton - T. Dagorn

Mardi 25 mars, Eureden organisait « Du champ au tank », un rendez-vous technique autour d’une plateforme d’essai variétal d’espèces fourragères au Gaec du Meshir à Plougonven (29). « Le travail sur la qualité des fourrages – avec l’objectif de faire du lait et d’apporter ainsi de la rentabilité – fait partie intégrante de notre approche globale d’accompagnement au quotidien des adhérents », a introduit Frédéric Conq, vice-président de la coopérative. L’utilisation la moins coûteuse de l’herbe est bien sûr le pâturage, rappelle l’éleveur laitier de Plouarzel (29). « Mais avec les contraintes de route ou de parcellaires, il y a un développement des parcelles de fauche et des dérobées. » Pour répondre aux enjeux de tous les systèmes, il souligne l’importance de « tester en conditions réelles » : Eureden a ainsi implanté, fin 2024, dix plateformes chez des adhérents. « Notre activité s’étend sur les quatre départements bretons. Il est important de déployer ces essais à travers tout le territoire », insiste Frédéric Conq. Maïs et herbe de qualité Responsable du service nutrition bovine, Glen Ellouët rappelle que la Bretagne est un territoire « envié » propice à la production d’herbe et de maïs « aux valeurs nutritionnelles optimisées ». Les plateformes sont l’occasion d’une « synergie entre experts des productions animales et végétales de la coopérative » pour vérifier la pertinence des choix de variétés et d’associations de graminées et de légumineuses. La biomasse de chaque micro-parcelle est prélevée, pesée et analysée pour comparer. « En Bretagne, nous sommes le distributeur qui réalise le plus d’essais », reprend Arthur Lalonnier, chargé de développement en production végétale. « Au-delà du rendement et de la valeur alimentaire, nous observons aussi l’aspect sanitaire des cultures. Grâce à cette recherche concrète et appliquée, nous testons les nouvelles propositions des semenciers et…

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