Comment développer le bio auprès du plus grand nombre ? C’est la question posée à l’assemblée générale du Gab d’Armor et de la Maison de la bio 22, lundi 17 mars, à Plérin. Depuis 2022, la consommation bio a fortement ralenti, rappelle Guillaume Michel, directeur des deux structures. « Or moins de consommateurs, c’est moins de producteurs. » Pour expliquer le phénomène, des idées sont avancées. « Le facteur prix » comme frein dans une période inflationniste. Les politiques publiques de moins en moins favorables : « Arrêt de l’aide au maintien, Pac peu discriminante entre les types d’agriculture sur l’engagement environnemental, non atteinte des objectifs d’Égalim, confusion entre bio et local ou bio et HVE… » Aller au-delà des 10% de la SAU en bio Du bio made in France « Pourquoi les gens qui aiment tant que leurs voisins agriculteurs produisent en bio n’achètent pas bio ? », pointe Laure Verdeau, directrice de l’Agence bio. « Plus qu’un problème de pouvoir d’achat, il y a un manque d’information et d’éducation », relève l’observatrice qui estime qu’il faut mieux informer le citoyen pour qu’il devienne consommateur. « Dans nos magasins, il n’y a pas que des cadres supérieurs. Il y a aussi des gens au revenu modeste », confirme Nolwenn Moal, gérante des Biocoop de Paimpol et Tréguier. « Un magasin qui marche est avant tout un magasin devant lequel le consommateur passe. » Et de poursuivre : « Nous avons été très moralisateurs dans la communication. Il faut désormais parler plus positivement du bio alors que les gens ont peur de tout. » Laure Verdeau note que certains ont l’impression que le bio vient d’ailleurs. « On entend parler de bio espagnol… Mais nous consommons 71 % de bio made in France. Le reste concerne surtout des produits…
Faire des citoyens des consommateurs bio
Pour relancer l’agriculture bio, ses représentants veulent mieux communiquer et réclament le soutien des pouvoirs publics.
