La filière œuf dans un contexte favorable

Les Français aiment les œufs ! En 2024, la consommation moyenne a atteint 227 œufs/habitant soit 25 œufs de plus en 10 ans.

Oeufs dans des alvéoles - Illustration La filière œuf dans un contexte favorable
En 2024, la production a retrouvé un niveau proche de la moyenne des années avant crise, replaçant la France sur la première marche du podium des producteurs européens. | © Austockphoto - stock.adobe.com

Jusqu’en 2016, les œufs cage (code 3) étaient majoritairement présents dans les grandes surfaces. Depuis, la part de marché des œufs alternatifs ne fait que progresser pour dépasser le seuil de 80 % en 2024. Dans un premier temps, ce sont les œufs plein air (code 1) qui ont pris le relais, ils représentent 40 % des œufs en rayon en 2024. Les œufs au sol ou en volière (code 2) voient aujourd’hui leur présence augmenter et atteignent 19 % de part de marché. Les œufs bio (code 0) et Label (code 1) évoluent peu avec respectivement 11 % et 5 % de part de marché.

En 2024, les œufs alternatifs dominent le marché

Aujourd’hui, c’est 70 % du cheptel national qui est élevé en mode alternatif (versus 96 % en Allemagne et 85 % aux Pays-Bas). Néanmoins, la France est le pays européen détenant le plus grand nombre de poules ayant accès à l’extérieur soit 31 % du cheptel plein air et bio dans l’UE. Les autres pays ayant plutôt orienté leur production vers du code 2.

L’auto-approvi- sionnement atteint

Courant 2022, suite à la crise sanitaire de grippe aviaire, la production avait chuté de 8 %, entraînant la baisse du taux d’auto-approvisionnement (97 %). En 2024, la production a retrouvé un niveau proche de la moyenne des années avant crise, replaçant la France sur la première marche du podium des producteurs européens. Le taux d’auto-approvisionnement devrait ainsi flirter avec les 100 %.

Tension sur la disponibilité des œufs au niveau mondial

Plusieurs raisons expliquent ce phénomène au-delà de la consommation record. En France, il n’y a pas eu d’effet grippe aviaire récemment grâce à la vaccination en place. En revanche, certains pays comme la Pologne ont été fortement impactés. Sans parler des États-Unis où 30 millions de poules ont été abattues depuis janvier 2025. Un autre élément d’explication est l’évolution vers les modes alternatifs : la capacité de production d’un bâtiment peut diminuer de 20 % suite au passage en production au sol. Or l’Espagne, 2e pays producteur européen avec encore 67 % des œufs produits en cage, est actuellement en pleine conversion.

La situation conjoncturelle favorable donne des perspectives plutôt positives pour les éleveurs. Il est d’ailleurs à noter une reprise des projets de transformation des bâtiments vers les modes d’élevage alternatifs.

Anne-Cécile Mottais / Cerfrance Bretagne

Financement de l’ovosexage : où en est-on ?

Depuis janvier 2023, la mise à mort des poussins mâles est interdite.Un accord interprofessionnel a été établi afin que le coût généré ne revienne pas à la charge des éleveurs mais aux distributeurs, GMS uniquement jusqu’à février 2025.Cet hiver, suite aux revendications de ces derniers, la contribution a été élargie à l’ensemble des circuits de distribution d’œufs coquille.La mise en œuvre de cette évolution doit avoir lieu début avril.


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