Le choix des lames pour détruire un couvert

La fédération des Cuma Bretagne et le Gab d’Armor ont organisé une démonstration de matériels sur une plateforme d’essais de couverts végétaux mise en place à Plumaudan. 

Un tracteur rouge et un outil jaune en train de détruire un couvert végétal dans un champ.  - Illustration Le choix des lames pour détruire un couvert
La fraise rotative ou rota de Alpégo. | © Paysan Breton - T. Dagorn

Dans le cadre du bassin versant de la Haute-Rance, la fédération des Cuma Bretagne, le Gab d’Armor et la Cuma de l’Entente Plumaudannaise ont organisé, jeudi 27 mars, une démonstration de « destruction sans herbicide » de couverts végétaux sur une plateforme d’essais mise en place au Gaec du Québec. En matière de couverts végétaux, Sarah Choupault, animatrice grandes cultures au Gab 22, a recommandé les mélanges multi-espèces assurant bonne couverture du sol et bonne production de biomasse.

Se regrouper pour acheter les semences

Ces mélanges peuvent comporter jusqu’à 10 espèces. « Le coût de la semence peut alors être important et approcher les 300 €/ha en bio notamment », expliquait-elle. « Quand vous optez pour un mélange de plus de cinq espèces, une idée est de se regrouper à plusieurs agriculteurs pour négocier de meilleurs tarifs grâce au volume. » Pour certaines espèces plus simples à produire comme les céréales, la féverole, le pois ou le sarrasin, la conseillère a proposé de cultiver de petites surfaces chez soi pour obtenir des semences fermières à intégrer dans son mélange.

Destruction avant floraison du couvert

Sur la plateforme, les couverts ont été semés le 8 août (sauf une modalité retardée au 17 septembre). La saison n’a pas été simple et le résultat n’est pas aussi bon qu’attendu (pression de l’orge et des ray-grass). « Le stade idéal pour détruire un couvert est avant sa pleine floraison quand le rapport C/N est faible en faveur d’une bonne minéralisation et environ un mois et demi avant implantation de la culture suivante », a rappelé Sarah Choupault. « Si le mélange contient beaucoup de céréales ou de la moutarde au C/N élevé, il faudra anticiper davantage encore la destruction. » Dans la foulée, les participants ont observé la qualité de travail et le débit de matériels à disques, à dents et animés des constructeurs présents (Agrisem, Alpégo, Kubota, Köckerling, Lemken et Pöttinger). « Les outils à dents vieillissent mieux. Pas de risque de bourrage avec les outils à disques, mais davantage d’entretien », a commenté Jean-Marc Roussel, animateur Cuma Bretagne.

Toma Dagorn


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