Une semaine. C’est le temps que les BTS Axe de 1re année du lycée du Gros Chêne viennent de consacrer à la méthanisation. Ils ont fait une enquête auprès de leurs camarades du lycée, des professeurs et du personnel de l’établissement.L’objectif était de connaître l’image que véhicule la production de biogaz.Différence entre co-génération et injection directe« Il y a beaucoup de craintes sur les odeurs, le bruit, la sécurité (explosions), risques sanitaires… Il y a aussi une méconnaissance des matières intégrées aux méthaniseurs, parfois considérés comme des équarrisseurs ».Les étudiants eux-mêmes connaissaient peu la technique, avant d’y consacrer une semaine d’étude. « On ne connaissait pas la différence entre co-génération et injection directe dans le réseau ; on ne savait pas qu’il y avait autant de différents types d’unités de méthanisation, des grosses structures aux systèmes Nénuphar ». Beaucoup avaient les mêmes griefs que ceux révélés par l’étude : technique réservée aux grosses fermes, mais aussi concurrence à l’alimentation des animaux ou encore système incompatible avec la bio.Le coût des installations les a moins surpris : « Très cher mais avec un retour sur investissement rapide ».Arguments neutresPour se faire une idée réelle, les étudiants ont visité plusieurs installations. Aujourd’hui, ils se sentent capables d’adopter une posture sur un sujet qui fait débat dans la société, avec des arguments neutres. La restitution de leur étude devant les autres élèves du lycée leur a valu une bonne note… De quoi encourager certains d’entre eux à poursuivre en CS de responsable d’unité de méthanisation, au lycée.Bernard Laurent…
Les BTS du Gros Chêne planchent sur la méthanisation
Des étudiants du lycée agricole de Pontivy ont réalisé une enquête sur la méthanisation afin de connaître les préjugés qui entourent la technique.
