L’objectif zéro salmonelles passe par des mesures de biosécurité drastiques dans et autour de l’élevage : gestion des rongeurs, de l’avifaune, des intrants… Les vaccins sont un outil complémentaire. Inactivés, ils sont administrés via deux injections. L’opération est coûteuse car elle nécessite de la main-d’œuvre extérieure et représente un risque d’introduction de germes. Vivants, ils peuvent être administrés simplement, via l’eau de boisson, par l’éleveur. Ils permettent la stimulation d’une immunité locale, cellulaire et humorale et octroient une protection précoce et durable. Si la vaccination semble plus facile à réaliser, le contrôle de la qualité de son administration est un point crucial. « Depuis deux ans, 4,6 millions de poulettes ont été accompagnées pour leur première vaccination, entre la première et la deuxième semaine d’âge », assure Anne-Christine Lefort, vétérinaire chez Elanco, fournisseur d’un vaccin vivant.S’assurer que les poulettes reçoivent leur dose de vaccinL’arrêt du système de traitement de l’eau, 48 heures avant de vacciner, est nécessaire. Il est fortement conseillé d’utiliser un produit neutralisant pour éliminer le chlore de l’eau du réseau. La purge des canalisations est un point clé : l’eau vaccinale doit être présente au bout des lignes au début de la vaccination.La prise du vaccin se fait sur une durée de trois à quatre heures. Un colorant bleu, dans l’eau de boisson, permet de s’assurer que les poulettes ont bien bu le vaccin (lorsque les langues sont colorées). Une recherche de souches vaccinales peut être réalisée 48 heures après vaccination, dans les fientes.À l’échelle d’un couvoir du Grand OuestLes résultats du protocole sont encourageants. Les couvoirs Galina, spécialisés dans la production de poussins de chair, utilisent un vaccin vivant depuis deux ans : « Aucun isolement de salmonelles majeures n’a été trouvé sur les troupeaux vaccinés en 2024 », rassure Armel Bonneté, vétérinaire du groupe Chêne…
Deux ans de recul sur le vaccin vivant
Les résultats d’administration de vaccins vivants contre les salmonelles, à une dizaine de jours d’âge, sont encourageants.
