En mai 2024, la Cuma de la Vallée du Meu, à Gaël (35), a mis en route son nouveau round baller Kuhn VB 3290. Ce dernier est venu remplacer l’ancienne presse achetée 10 ans auparavant. « La Cuma existe depuis 40 ans et nous avons toujours travaillé avec cette marque », raconte Ludovic Pagier, éleveur et président de la structure. « Nous avons essayé une fois un round baller d’une autre couleur et nous avons eu beaucoup de soucis avec les roulements. Concernant cet achat, les adhérents voulaient une machine Kuhn. »
Le passage par l’atelier est obligatoire
L’outil a été acheté à 5 km de Gaël, facilitant grandement le service après-vente et l’approvisionnement en pièces.Le renouvellement de la machine a été décidé dans le but de limiter les frais d’entretien et de garantir la valeur de l’ancienne presse, revendue 14 000 €. « Le 3290 a coûté 57 000 €, soit 10 000 € de plus qu’un outil identique il y a 10 ans », déplore l’agriculteur. « À cause de ces hausses de prix importantes, nous sommes obligés d’augmenter nos tarifs et nous perdons petit à petit l’esprit d’une Cuma, qui est de proposer des prestations abordables pour les adhérents. »
Le Rotocut est demandé
Le VB 3290 vient rejoindre le VB 3185 acheté en 2020. Le nouveau venu se distingue surtout par l’option Rotocut demandée par les adhérents en raison de sa facilité d’utilisation et de réduction de temps de travail. Les pneumatiques sont également plus grands, améliorant la stabilité de l’attelage et le confort de conduite sur route et dans le champ. Entre mai et septembre 2024, la machine a pressé 4000 bottes. « Nous en faisons en moyenne 7000 par an chez nos 20 adhérents », précise Ludovic Pagier. « Nous facturons la botte 4 euros. » Dans des conditions optimales, le débit de chantier de la presse est d’environ 30 bottes à l’heure. « Les deux seuls points négatifs sont la petite taille de l’écran de contrôle et le système de chargement des rouleaux, qui est un peu trop haut. »
Garder le même attelage
« Historiquement, deux adhérents pressaient pour toute la Cuma du 15 mai au 15 septembre », explique le président. « Cette organisation a tenu 20 ans. Nous avons remarqué à l’époque qu’il y avait beaucoup moins de casse car les presses restaient attelées sur les mêmes tracteurs toute la saison. » Aujourd’hui, si les adhérents pressent uniquement chez eux, le fonctionnement est semblable. Les deux tracteurs de la Cuma sont attelés sur les deux round ballers, limitant ainsi les manipulations et les éventuels dégâts. « Entre deux journées de travail, le passage par la case atelier est obligatoire », insiste l’éleveur. « La machine est systématiquement soufflée, graissée et les chaînes sont huilées. C’est indispensable pour garder une fréquence de renouvellement de 10 ans. »
Alexis Jamet


Les presses rouges ne font pas de vert
Les deux round ballers de la Cuma pressent uniquement de la paille et du foin. « Nous ne faisons jamais d’enrubannage, nous laissons cela aux ETA », indique Ludovic Pagier. « Le fait de ne pas faire de vert contribue au meilleur vieillissement de la machine. »