Lors de son assemblée générale, à Kervignac, les responsables de la Conf sont revenus sur leur résultat, à 27 %, en légère progression par rapport à la dernière élection. « Nous avons une base stable », indique Marie-Ève Taillecours, l’une des porte-parole du syndicat, « nous avons fait du porte-à-porte, afin d’exposer nos idées à nos collègues ». Le syndicat, mieux implanté dans le sud du département que dans les autres territoires, entend transformer la dynamique électorale en dynamique syndicale en allant chercher des forces vives sur tout le département. Élevage plein air et Maec Pour le faire, les responsables entendent poursuivre leur combat sur la défense de l’élevage en plein air, malmené par les crises sanitaires. « Nous demandons une baisse des contraintes pour nos collègues en porc et en volailles ». Cinq rencontres avaient été organisées, l’an dernier, avec les représentants de la DDPP, sur ce sujet. Les MAEC (mesures environnementales) sont l’un des chevaux de bataille de la Confédération paysanne. « Il faut qu’un maximum d’agriculteurs aient accès aux aides, pas seulement dans les zones de captage, grâce à un budget conséquent ». Concernant la gestion des eaux sur le Sage Vilaine, le syndicat souhaitait interdire les herbicides maïs dans la totalité des aires des captages d’eau potable prioritaires. « En bio, on fait du désherbage mécanique, pourquoi pas les autres ? ». Sur le dossier de l’installation, le syndicat poursuit son travail avec la Ciap (coopérative d’installation en agriculture paysanne) dont les objectifs sont de répondre aux enjeux de renouvellement des générations en agriculture, de relocaliser les systèmes agricoles et alimentaires, de maintenir la vitalité des espaces ruraux par la création d’emplois locaux porteurs de sens et de préserver l’autonomie des fermes. Bernard Laurent…
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