La collecte laitière mondiale demeure plutôt stable (-0,1 % sur 2024). « On note +0,1 % aux USA sur le premier trimestre 2025 », rapporte Guillaume Bourge, animateur à la section laitière de la FRSEA Ouest, le 9 avril à Plérin. En Europe, la production se stabilise mais les pays du Nord sont en repli, touchés par la FCO, notamment de type 3, comme en Allemagne et aux Pays-Bas.
L’Irlande a livré +30 % de lait l’année dernière, un rebond après une période de manque de fourrage, de météo difficile et de prix du lait bas.
La Pologne poursuit son développement avec le même dynamismme.
Se rapprocher de son vétérinaire
En 2024, la France a produit 23 milliards de litres. « Pour 2025, nous repartons sur une collecte assez basse », note Guillaume Bourge. Partout, le cheptel a tendance à reculer. « On parle de -2,8 % pour la Bretagne. Mais c’est -11 % de naissances dans le Grand-Est et -8 % dans les Hauts-de-France, conséquences directes de la FCO sur la reproduction. » Producteur de lait à Lanouée (56) et président de la section laitière de la FRSEA Ouest, Pascal Nizan prend très au sérieux cette menace sanitaire. « La FCO 3 est présente en Mayenne. La FCO 1 arrive d’Espagne, la 12 des Pays-Bas. La MHE est en Maine-et-Loire… C’est à nos portes. » Il insiste sur l’importance de la vaccination.
« En France, seuls 30 % des troupeaux ont été vaccinés contre la MHE et la FCO. » Avant de poursuivre : « L’année dernière, les laboratoires ont produit des doses mais toutes n’ont pas été utilisées sur le terrain. Désormais, il faut donc commander les vaccins auprès de son vétérinaire pour les avoir. Sachant que le délai de livraison est de l’ordre de 6 semaines et que les deux vaccins ne peuvent pas être réalisés en même temps, il faut anticiper. »
Toma Dagorn